La section sport adapté

Partenariat avec la Fédération Française Handisport,

avec la Fédération du Sport Adapté

Pourquoi ?

Le tennis de table est l’une des activités les plus accessibles à de nombreuses formes de handicap, qu’il soit moteur, mental ou sensoriel. Les équipements sportifs permettent aujourd’hui d’accueillir les personnes en situation  de handicap qui sont de plus en plus nombreuses à pratiquer une activité sportive. Le club de tennis de table est donc un lieu privilégié  d’intégration.

Qui ?

Dans le tennis de table on distingue 3 types de handicap :

Le handicap moteur et sensoriel : pratique debout ou en fauteuil. Il existe 10 classes de handicap pour la pratique compétitive

Le handicap sensoriel : malentendants

Le handicap mental, psychique ou cognitif

Quoi ?

Création d’une section handisport au sein du club valide pour un accueil de qualité ou création d’une association spécifique handisport. Dans les deux cas l’affiliation à la FFH ou FFSA est indispensable pour une pratique compétitive.

Comment ?

La pratique peut se faire sous forme loisirs ou de compétition. Il est primordial de prendre en compte les différentes formes de handicap afin d’adapter et de personnaliser l’entraînement. Toutefois il est important d’intégrer le joueur handicapé avec les pratiquants valides.

Où ?

Afin de développer cet accueil il est intéressant de se rapprocher de certaines structures proches de votre club :Centres spécialisés, écoles spécialisées, centres de rééducation.

La communication au sein de votre commune et des associations militantes environnantes.

Quand ?

Communiquer lors du forum de votre association et à l’occasion de la journée nationale du handicap

Pour en savoir plus :

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www.handiguide.gouv.fr

www.ffsa.asso.fr

www.tthandisport.org

 

Depuis fin 2011, une section sport adapté est ouverte au sein du club de l'ATT Serris Val D'Europe.

Voici un petit résumé de l'activité mise en place et encadrée par notre entraineur breveté d'état Pierre Villeneuve.

Le sport adapté - Un public (pas) comme les autres

Au premier abord travailler avec des handicapés mentaux peut faire peur. Va-t-on réussir à les intéresser ? S'amuseront-ils ? Comment faut-il construire et adapter les séances ? Y a-t-il des précautions particulières à prendre ? D'autres questions qui me sont passées par la tête et qui peuvent paraître idiotes mais qui sont, je le pense, légitimes lorsqu'on n' a jamais travaillé avec ces personnes : comprendront-ils les consignes ? Réussiront-ils les exercices ?
Autant de questions pour lesquelles j'ai trouvé quelques réponses maintenant, mais d'autres où il n'en existe pas réellement de toutes faites, et où seule l'expérience de longue durée peut apporter des éléments. Mais somme toute, tout entraîneur sait que c'est le cas pour tous les types de public : du débutant loisir au joueur de haut niveau, il faut constamment se remettre en question et s'interroger sur le bien-fondé des situations pour que les séances soient efficaces.
Le comportement
Quoi qu'il en soit, les sentiments que l'on ressent à l'approche d'une première séance en sport adapté sont assez confus. Il s'agit d'un mélange entre l'excitation de découvrir une nouvelle façon de travailler, une nouvelle expérience, et l'anxiété ou la peur de ne pas être à la hauteur.
L'approche que l'on peut avoir avec ces personnes la première fois peut très bien être différente selon les éducateurs. En réalité et sans vraiment y réfléchir, j'ai choisi de ne pas vraiment avoir un comportement différent d'avec les autres publics dont j'ai la charge, c'est à dire ne pas chercher à être encore plus clair ou parler plus lentement, comme s'ils étaient incapables de comprendre deux phrases de suite !
En réalité, les séances que j'ai choisies de mettre en place se rapprochent énormément de celles que je peux proposer à un groupe d'enfants débutants, afin d'apprendre la technique de base et certains enchaînements de psycho-motricité. En revanche, l'attitude générale que j'ai adoptée se rapproche plus de celle que je peux avoir avec les adultes car il ne faut pas oublier que ce sont, eux aussi, des adultes. Bien entendu, il faut relativiser cela en sachant qu'il faut employer un vocabulaire adapté à leurs capacités. De plus, tous n'ont pas le même handicap car certains sont atteints de trisomie 21 alors que d'autres ont une déficience mentale. Le comportement à adopter est alors différent selon ces personnes et les explications des éducateurs spécialisés peuvent être très précieuses.
Les séances

Les objectifs recherchés par ces personnes lorsqu'elles choisissent de pratiquer un sport, à quelques exceptions près, sont rarement la compétition et l'atteinte de la performance. Leur objectif principal est de s'amuser, de passer un bon moment et de se défouler un peu. Notre objectif à nous, éducateurs, est alors bien sur de répondre à leur recherche, mais aussi de les aider à se structurer et de développer certains aspects physiques comme la coordination, l'adresse, la précision, la vitesse de réaction, etc.
Comme je l'ai dis un peu plus haut, les séances que j'ai décidées de mettre en place sont très proches de celles destinées aux plus jeunes débutants. En effet, leurs capacités motrices sont tout de même moins importantes que celles d'une personne "valide", c'est pourquoi les jeux se tournent essentiellement vers des situations de visée de cible, de record d'échanges, de jeux ludiques avec ballons, cerceaux et plots, en insistant réellement sur l'adjectif ludique !
Il faut aussi gérer les différences de niveau qui sont, dans le groupe dont je m'occupe, assez importantes : certains savent faire plusieurs échanges de suite alors que d'autres n'arrivent pas à renvoyer un service, certains savent compter, d'autres non...
Voici un exemple de séance qui a plutôt bien fonctionné dernièrement :
Echauffement : se passer un ballon à deux mains / se le passer en se déplaçant sur le côté / se le passer en se déplaçant sur le côté et à une seule main.
Situation 1 : chaque joueur se voit attribuer une fiche de score. Une cible est posée sur la table avec un joueur qui essaye de viser la cible en lâchant la balle devant lui avant de tirer. L'autre joueur est responsable de la fiche de score de celui qui vise et note un bâton à chaque fois que la cible est touchée.
Situation 2 : même chose avec cette fois ci le partenaire qui envoie la balle à celui qui vise. On continue à compter.
Situation 3 : tournante chinoise (chaque joueur touche la balle puis fait le tour de toute la rangée de table, avec élimination si erreur) avec gain d'une vie supplémentaire si on touche la cible.
Sentiment personnel
L'anxiété du début était naturelle mais s'estompe dès les premières minutes de la première séance, pour laisser la place au plaisir de partager ces moments avec ces personnes. On apprend, petit à petit, à les connaître et donc à savoir ce qu'ils veulent et ce qu'ils attendent. L'énorme avantage avec eux, c'est qu'on sait tout de suite si ce qu'on fait leur plait ou non, soit par leur attitude, soit tout simplement parce qu'ils le disent. En tant qu'entraîneur, il s'agit d'une expérience humaine très enrichissante que je recommande à tous ceux qui travaillent avec du public.
Toutefois, tout ce que je peux dire ici n'est que le fruit d'une expérience de deux mois seulement et qui ne peuvent pas être interprétés comme des conseils, mais plutôt comme une description de mes actions.
Aujourd'hui, 10 joueurs sont inscrits dans la section sport adapté de l'ATT Serris. Ce chiffre est très encourageant pour les deux premiers mois d'existence, ce qui ne peut que nous encourager à développer nos actions sur ce type de public en nous élargissant sur les communes alentours. En effet, très peu de clubs (voire aucun !) en Seine et Marne ne propose ce que nous faisons, et on peut espérer multiplier les créneaux qui sont destinés à ces adhérents dans les années à venir.
Pierre Villeneuve.
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